Buja2018 : Le train en vitesse de croisière

Buja2018 : Le train en vitesse de croisière
by

Quatre jours déjà depuis que les activités ont été officiellement lancées, le camp biblique prend son ampleur de plus en plus.  Une grande famille formée, des grandes amitiés nouées, il est certes que ce rendez-vous va marquer la vie des plusieurs qui y ont pris part. Ce jeudi, 10 Août, avec la facilitation de la sœur CAILLIE de Bujumbura, la séance de l’avant-midi a commencé par une prière dite par le Dr Leader de Kirumba, suivi d’un moment d’adoration. Est venu ensuite le frère Darcy SIKWAYA pour la communication des quelques annonces, avant de céder le micro à l’orateur de la séance, le frère Remy BISAGA. Celui-ci a développé son message sur « les mœurs » tiré des livres de Luc 17,20-21 ; 1Thessaloniciens 5,23 ; Ecclésiaste 10,7.

Pour entamer ce thème, l’orateur a rappelé l’importance de connaitre qui on est. Ne pas savoir qui on est fait qu’on vive un mode de vie de n’est pas de soi. Voilà pourquoi l’ecclésiaste parle d’une chose étonnante, un paradoxe même, des princes qui marchent sur terre comme des esclaves et des esclaves assis sur des chevaux comme des princes. Christ, lorsqu’il est venu sur terre, c’était pour instaurer le royaume de Dieu. Et une chose à savoir c’est que chaque royaume a ses mœurs, sa culture, son langage, ses valeurs, ses comportements… 🙂 Illustration : à partir du moment où la Belgique avait établi son royaume dans le Congo-Rwanda-Urundi, les gens ne s’habillaient plus comme avant… etc. au-delà d’être chrétien, nous avons le devoir de développer nos valeurs. Le corps est seulement la partie qui reflète ce qu’il y a à l’intérieur. Quelqu’un, pour expliciter ce dont il s’agit des mœurs, a dit nous sommes des esprits qui ont une âme dans un corps.

L’âme, a poursuivi l’orateur, est la partie de nous, qui conserve nos sentiments, nos émotions. L’esprit est une partie de notre vie. L’esprit c’est lui qui fonctionne avec la conscience. Importance donc d’avoir une vision ; mais une vision sans discipline ne mène nulle part. Au-delà de cela il faut aussi avoir des sacrifices. Si un footballer veut gagner un match il se retire dans un entrainement où il se concentre, se prive de beaucoup des plaisirs à cause de ce qu’il vise. Dans ce même cadre il importe de savoir identifier ses priorités : des choses urgentes, des choses urgentes et nécessaires, des faux fardeaux, des fausses priorités,…  La réalité c’est que nombreux sont ceux qui veulent la grandeur, la richesse, la gloire… mais ne sont pas disposés à en payer le prix. Même dans un contexte communautaire, l’intimité avec Dieu reste individuelle. Derrière chaque hauteur il y a toujours un autel. Notre réussite, notre grandeur réside sur la discipline et la notion des priorités dans notre vie. Il existe tellement des choses que nous devons faire non pas parce qu’il faut le faire mais bien évidemment parce que notre vie en dépend d’une certaine manière, a conclu le premier messager du jour.

Dans la suite des enseignements avec le Révérend MATUMO, le thème développé a été « l’épanouissement d’un jeune chrétien » sur bas des textes de Marc 7,20-23; 1Corinthiens 6,9-10; Galates 5,29-21. Dans différents groupes, les participants ont réfléchis sur une liste indiquant des comportements qui souillent corps-âme-esprit établie sur trois colonnes. Disant d’après Paul, quelle appellation est attribuée à ceux qui se retrouvent dans tels comportements précités (1Corinthiens 2, 14; Galates 5,16-17). Trois piliers qui doivent caractérisés notre épanouissement : la conversion et la repentance, l’obéissance et la soumission et l’évidence d’une croissance normale spirituelle.

Pour conclure son message, l’orateur a précisé que notre épanouissement ne doit pas connaitre des séquences de rupture/interruption. Lorsque le Seigneur nous donne une occasion d’apprendre, nous devons le faire et surtout avec joie. Nous devons nous ajouter connaissances non seulement bibliques mais aussi de la science, ce, pour notre épanouissement.

Aussitôt fini la pause-repas de midi, les participants ont regagnés la salle pour la suite des enseignements de la journée selon les tranches d’âges autour des thèmes « le copinage » et « Quel genre d’homme pour quel type de femme ! » avec les facilitateurs frère MUHINDO du côté des moins de 21ans et Maman Mary avec ceux de plus de 22ans.

Avec la facilitatrice, les plus jeunes ont vraiment échangés sur plusieurs questions autour des raisons qui font qu’il ne soit pas facile de faire le choix d’un/d’une ami(e). Une autre question majeure a été celle de savoir, au-delà des critères évoqués dans la séance précédente, quel type d’homme les filles aimeraient avoir !

Du côté des moins âgés, le débat autour du copinage était aussi houleux. Filles et garçons ont longuement échangés autour des questions liées aux relations amicales entre filles et garçons, les genres d’amitiés qu’on aime privilégiées parmi tant d’autres. Le facilitateur dans ses mots a insisté sur l’importance d’éviter de réveiller trop la curiosité de savoir certaines choses au cours de cet âge tant qu’ils ne sont pas encore prêts à s’engager sérieusement au mariage.

A la manière dont les échanges se sont déroulés de tous les deux côtés, il est évident que les sujets ont vraiment été attractifs et intéressants au point qu’il n’a pas été possible de les épuiser. L’envie était encore vive quand il a fallu mettre un point à ces derniers enseignements de la journée. Et pour clôturer celle-ci, un match amical s’est joué entre les jeunes garçons de l’UEBB/Burundi et ceux de Goma-ville/RD. Congo avec un score de parité de deux buts partout pour la gloire de Dieu.

Par Daniel MUYISA Beltchatsar, Reporter Buja2018

 

Share

Recommended Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *